Céder sa société : préparer les chiffres deux ans avant
Le contexte
Une PME industrielle de trente salariés, rentable, dirigée depuis vingt-deux ans par son fondateur. À cinquante-huit ans, il envisage de céder d’ici deux à trois ans, sans savoir par où commencer ni ce que vaut réellement son entreprise.
Ce qui coinçait
- Des comptes lisibles par lui seul : l’entreprise fonctionnait dans sa tête, pas dans ses documents.
- Des dépenses personnelles et professionnelles mêlées depuis des années, qui écraient le résultat affiché.
- Aucun reporting, donc aucun historique à présenter à un acquéreur.
- Un chiffre de valorisation entendu au déjeuner, impossible à justifier.
Ce qu’on a mis en place
- Un retraitement du résultat : sortir ce qui relève du dirigeant pour faire apparaître la rentabilité réelle de l’exploitation.
- La clarification des contrats et des engagements : baux, crédits, clients clés, dépendances à une personne.
- Un reporting mensuel, tenu pendant vingt-quatre mois, pour construire l’historique qu’un acquéreur demandera.
- Un dossier de présentation chiffré, avec les hypothèses assumées et les zones de risque nommées plutôt que cachées.
Le résultat
Le dirigeant est entré en négociation avec une valorisation qu’il pouvait défendre ligne par ligne, et deux années de chiffres cohérents derrière lui. Les points faibles étaient connus et préparés, donc ils n’ont pas servi de levier de négociation contre lui.
Le travail le plus utile a été le plus ingrat : rendre l’entreprise lisible par quelqu’un d’autre que son fondateur.
Situation type. Elle est représentative des missions que nous menons, mais ne décrit pas une entreprise en particulier. Les chiffres varient selon le contexte.
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