CessionIndustrie · 42 salariés · Loire-Atlantique

Vendre une entreprise où tout passe par le dirigeant

Le contexte

Un dirigeant de soixante et un ans qui vise une sortie dans trois ans. L’entreprise gagne bien sa vie, le carnet est correct, et lui-même valide les devis, arbitre les litiges, tient la relation avec les quatre plus gros clients et signe les commandes fournisseurs au-dessus de mille euros.

Ce qui coince

  • Toute l’entreprise passait par lui, ce qui se voit immédiatement dans un audit.
  • Les quatre plus gros clients étaient sa relation, pas celle de la société.
  • Aucun niveau intermédiaire : sept personnes en lien direct avec le dirigeant.
  • Un premier contact d’acquéreur, deux ans plus tôt, s’était soldé par une offre très basse assortie d’une obligation de rester cinq ans.

Ce qu’on met en place

  1. Le relevé de ce qui remontait réellement au dirigeant, pendant un mois. Les deux tiers n’avaient pas à remonter.
  2. Deux postes intermédiaires créés, dont un pourvu en interne, avec des délégations écrites et affichées.
  3. Les quatre comptes clés progressivement partagés avec un second interlocuteur, présenté en rendez-vous.
  4. Un comité de direction mensuel où les décisions se prennent et s’écrivent, même quand il n’est pas là.

Ce que ça change

Deux ans plus tard, le dirigeant s’absente trois semaines sans que rien ne s’arrête. C’est l’argument qu’il met sur la table, et il change la nature de la discussion : l’accompagnement post-cession demandé tombe de cinq ans à douze mois.

Ce qui ne bouge pas : deux clients historiques continuent de l’appeler lui. À un certain niveau de relation, on ne transfère pas tout.

Rythme2 jours par mois
Durée24 mois

Nous ne communiquons ni le nom des entreprises ni celui des personnes. Les chiffres sont des ordres de grandeur, ils varient selon le contexte.