CommercePME industrielle · 45 salariés · Vendée

Une équipe qui refuse de vendre le nouveau produit

Le contexte

Une PME industrielle de quarante-cinq salariés lance une nouvelle gamme, plus technique et mieux marginée. Six mois plus tard, elle représente trois pour cent des ventes. Les commerciaux disent que les clients n’en veulent pas.

Ce qui coince

  • Une gamme lancée sans que personne ne demande leur avis à ceux qui devraient la vendre.
  • Un argumentaire écrit au siège, en langage produit, inutilisable en rendez-vous.
  • Un commissionnement inchangé, qui rémunérait mieux l’ancien catalogue à effort égal.
  • Une objection client réelle, jamais remontée ni traitée, qui servait ensuite de justification à tout.

Ce qu’on met en place

  1. Deux jours à écouter les commerciaux, sans direction dans la pièce, pour séparer l’objection réelle du confort d’habitude.
  2. Un argumentaire reconstruit avec eux, à partir de trois affaires réellement gagnées.
  3. Un commissionnement revu pour que l’effort supplémentaire soit payé, sans casser l’existant.
  4. Un accompagnement en rendez-vous sur les dix premières ventes, pour que la première réussite soit collective.

Ce que ça change

La nouvelle gamme prend une part significative des ventes, et surtout elle est proposée systématiquement. L’objection client est à moitié fondée : elle se corrige sur le produit, et l’autre moitié tombe d’elle-même.

Le vrai sujet n’est pas la résistance au changement. C’est qu’on demande à des gens de défendre quelque chose qu’ils n’ont pas contribué à construire.

Rythme1 jour par semaine
Durée8 mois

Nous ne communiquons ni le nom des entreprises ni celui des personnes. Les chiffres sont des ordres de grandeur, ils varient selon le contexte.